Tim Burton -Edward aux mains d'argent...
Eh oui, décidément, il m' intrigue, ce Tim Burton...
C'était mercredi, en début de soirée. C'est précisément au moment où j'ai réalisé qu'il me restait une heure et des poussières devant moi, que j'ai décidé de regarder "Edward aux mains d'argent". Cela faisait longtemps que je voulais le voir...Eh oui, je sais, j'ai plusieurs métros de retard...
Dès le générique, plus rien d'autre n'était important. Sauf peut-être le chat sur mes genoux. La première musique, celle qui vous plonge dans l'ambiance du film, ne vous donne plus qu'une envie : que plus personne ne vous dérange, juste un petit moment. C'est un film de Tim Burton. Ca descend directement d'un monde féérique...Nous voila pris au piège, sans résistance...Juste avec notre plus grand sourire.
Le film a commencé depuis une minute. Dans une chambre de petite fille, on aperçoit l'hiver, derrière la fenêtre. "Grand-mère, elle vient d'où, la neige ?" Une seule question, et nous sommes transportés dans la spirale du rêve...

Peggy, représentante en produits de beauté dans une paisible banlieue colorée, n'arrive pas à vendre un produit. Mais il lui reste une chance : le château en haut de la colline, si sombre, où personne ne se rend jamais...Mais habité, peut-être ? Dans l'espoir de relancer ses afaires, Peggy se pousse le portail de la demeure. Elle y découvre un jardin digne du pays des Merveilles, des machines tarabiscotées...et grimpe les escaliers...Dans le recoin du grenier, elle découvre...Edward.

Edward est poli, craintif, et maladroit. Il n'a jamais quitté le château sur la colline...Et surtout, Edward a des cisailles au bout des bras... Il n'a ni père ni mère. C'est l'inventeur, qui habitait avant avec lui, qui l'a crée de toutes pièces. Edward a un coeur, un cerveau...mais l'inventeur est mort, "il dort toujours", avant de lui offrir ses mains..."Je ne suis pas terminé"...

Peggy a alors pitié du jeune homme, et l'invite à vivre chez elle, avec sa famille... Mais la vie à l'extérieur du château n'est pas toujours douce, les voisins vont le prouver...Difficile de se faire une place dans le "vrai" monde lorsque nous tranchons ce que nous voulions juste caresser...
Johnny depp, qui tournait pour la première fois avec Tim Burton dans ce film, est tout simplement méconnaissable,en "humain inachevé". Il fait passer les sentiments du personnages avec une force incroyable. Certaines scènes donnent envie de pleurer, de joie, de tristesse, parce que c'est simplement trop beau, et que pourtant, c'est là...Voyez-y un conte fabuleux, une caricature amère de la vie moderne en général, tout ce que vous voulez, la poésie est ici avant toute chose...

La musique porte l'histoire avec une sensibilité vraiment parfaite, simple, chauffée par des voix, une vraie berceuse remplie d'émotions...En plus, vous la connaissez tous, cette mélodie...Je ne vous soufflerez pas, mais je suis sûre que vous la connaissez déja...On comprend alors pourquoi le trio Danny Elfman à la musique / Tim Burton à la réalisation / Johnny Depp parmi les personnages, est toujours une bonne surprise. Tout simplement parce que, le temps d'une histoire, tout se complète, tout est vrai, tout a une âme...Surement un peu trop dur pour les enfants, à qui le film pourrait faire peur, mais les plus effrayants de l'histoire ont pourtant de vraies mains...

Et vous le saviez, vous, d'où ça venait, la neige ?
<A bientôt...
Marion
Par claddaghring, Vendredi 2 Juin 2006 à 22:24 GMT+2 dans musée perso (article, RSS)






